1er mai, journée internationale des travailleuses/eurs !

21 July 2013 MALFRAP

Patriarcat et capitalisme

Le patriarcat a permis à d’attribuer des identités uniques à chaque sexe et des qualités prétendument naturelles. Ainsi, les hommes assument davantage les activités de production qui sont rémunérées, de l’ordre de la sphère publique et valorisées socialement.

Tandis, que les femmes se sont vues assignées les tâches domestiques, assurant la reproduction de la force de travail, et effectuées gratuitement dans la sphère privée. Celles ci sont dévalorisées ne produisant pas des biens susceptibles d’être échangés, permettant de réaliser des économies sur les dépenses publiques et évitant une diminution du temps de travail de toute la population.

Do the job he left behind Accomplir le travail qu’il a laissé derrière lui.

Le capitalisme utilise l’argument des qualités naturelles pour gérer l’ensemble de la force de travail à son profit, alimentant et renforçant ainsi le patriarcat. En effet, en période économiquement favorable, les femmes constituent une main d’œuvre sous payée, flexible et exploitable. Ce qui permet de faire pression sur l’ensemble des salaires et de diviser les travailleurs. A l’inverse, elles sont congédiées partiellement ou totalement dans les foyers, afin de se consacrer à leurs responsabilités familiales, et constituent une main d’œuvre de réserve en période de crise.

Inégalités de salaires et de carrières

N’ayant pas pour activité principale la production, les femmes disposent d’un salaire d’appoint en complément du salaire masculin. Elles seraient moins productives en raison de la maternité, des soins aux ascendants, etc. Pour un même travail, le salaire des femmes reste inférieur d’environ 25% à celui des hommes et ces derniers occupent toujours majoritairement les postes à responsabilités. Ces différences ne sont pas la conséquence d’un manque de compétences ou de formation, mais sont dues à des évolutions inégales de carrière et du type de travail occupé généralement par les femmes. A travail égal, salaire égal !

Précarité et temps partiel

En Belgique, environ 85% des travailleur.e.s qui occupent les temps partiels sont des femmes. Le temps partiel serait le compromis idéal pour concilier vie de famille et vie professionnelle. Il constitue pourtant une discrimination importante puisqu’il est également synonyme d’une plus grande flexibilité, de salaire, de chômage et de pensions moindres.

Le travail domestique

La séparation et la hiérarchie des tâches engendrent la double journée de travail pour les femmes actives. Quotidiennement, elles accumulent deux fois plus d’heures en moyenne pour le travail domestiques, accru également par la présence d’enfants. Plus de 60% des enfants de moins de trois ans sont gardés par leur mère. C’est pourquoi la mise en place de structures, telles que des places d’accueil publiques de qualité, constitue une revendication primordiale pour les femmes.

La répartition des tâches n’est pas une question privée propre à l’organisation de chaque couple mais une préoccupation collective !

Une maison propre est le signe d’une vie gâchée.

Les pensions

Le travail accompli bénévolement dans les foyers n’est pas pris en compte pour le calcul de la retraite. L’écart de pension entre les femmes et les hommes s’élève à 23% en Belgique. Cette différence est la conséquence logique de toutes les inégalités citées précédemment.

Pourquoi sommes nous concernées en tant qu’étudiantes ?

En tant qu’étudiantes, nous refusons de devenir des futures travailleuses non salariées et précaires. Nous réfutons que nos droits sociaux soient attribués en fonction de notre participation au marché du travail dont nous sommes déjà discriminées indirectement en raison de notre sexe.

Télécharger le tract

  1. Ce texte a été rédigé pour un tract à l’occasion du 1er mai 2013, ce qui explique son contenu très synthétique.