Suite du dossier de la troisième année imposée aux étudiant·e·s en master de gestion de l’environnement et en master en sciences et gestion du tourisme1 issu·e·s d’un bachelier en haute école (voir notre premier article), deux cursus donnés par l’IGEAT (ULB). La faculté des sciences propose des solutions, mais élargit le problème aux étudiant·e·s en master 2, qui voient leur charge de travail alourdie au moment même où iels doivent s’attaquer à leur stage et/ou leur mémoire.

Le jury du master en gestion de l’environnement avait d’abord annoncé, juste avant la validation des programmes, qu’il était obligé par décret de rajouter 25 crédits au programme complémentaire (comprenant déjà 20 crédits) à ces étudiant·e·s, leur rajoutant de facto une troisième année. Le jury avait précisé que cela ne concernait que les étudiant·e·s inscrit·e·s en 2019-2020. Avec notre appui, ces dernier·e·s ont dénoncé les délais de réaction insuffisants (2 jours), l'aberration des cours complémentaires proposés faisant parfois doublon, et la précipitation évidente que tout cela dénote dans cette mesure.

Après plus d’un mois après l’annonce de l’ajout des 25 crédits, le doyen de la faculté des sciences et le président du jury ont informé les étudiant·e·s des mesures mises en place avec le rectorat lors d’une réunion suivie d'un mail à tou·te·s les étudiant·e·s concerné·e·s :

  1. Le plafond des 75 ECTS par an est levé ce qui permet de réaliser en le Master en 2 ans
  2. Le développement de 3 cours² (pour un ensemble de 25 ECTS) au Q2 pour rendre possible la réalisation du Master en 2 ans (voir image)
  3. Les étudiant·e·s qui choisissent maintenant de réaliser leur Master en 3 ans ne devront pas payer le minerval de leur 3ème année.
Un extrait du mail envoyé par le jury aux étudiant·e·s

Pour les étudiant·e·s en master 1, le dénouement est plutôt réjouissant puisqu’iels ne se voient plus obligé·e·s d’effectuer une troisième année. Grâce à leur mobilisation, la plupart de leurs revendications ont été entendues. Cependant, le jury leur a laissé moins d’une semaine de délai de réflexion pour choisir les modifications qu’iels veulent faire à leur programme. Ces modifications ont en effet des impacts sur deux voire trois ans, et ne sont pas à prendre à la légère. On aurait pu souhaiter plus de temps pour peser ces enjeux.


Par contre, pour les étudiant·e·s en master 2, c’est la consternation : le jury avait annoncé en octobre qu’iels n’étaient pas concerné·e·s par les modifications de programme. Cependant, lors de cette dernière réunion le président de jury est revenu sur cette annonce : selon lui, pour que les diplômes soient toujours légalement valables, il faut obligatoirement avoir suivi ces 25 crédits supplémentaires. Ainsi, les étudiant·e·s en master 2 se retrouvent devant le fait accompli : le jury et la faculté leur imposent ces 25 crédits (certes légers) à prendre au deuxième quadrimestre de cette année, alors qu’iels avaient prévu de se consacrer principalement à leur stage et leur mémoire. Ceci est particulièrement préoccupant pour les quelques étudiant·e·s inscrit·e·s en 2017-18 et qui pensaient terminer leur master avec leur défense de mémoire en janvier 2020. Avec les nouvelles mesures, iels doivent encore suivre 3 cours (certes légers) jusqu’en juin, les empêchant de commencer à travailler début 2020.


Ainsi, certain·e·s étudiant·e·s nous ont contacté, désemparé·e·s face à cette situation. Nous demandons ici aux jury des master en environnement et en tourisme, ainsi qu’à la faculté des sciences, de tout faire pour trouver une solution pour les cas particuliers énoncés ci-dessus. Les étudiant·e·s ne devraient pas pâtir de ce qui est, rappelons-le, une erreur dans le chef de l’IGEAT. De plus, nous déplorons que les mesures préparées par le jury n’aient pas été élaborées en concertation avec les étudiant·e·s concerné·e·s, ce qui aurait pu prévenir ces problèmes.

Pour toute question concernant ce dossier, n'hésitez pas à nous contacter : info@use.be.


  1. Début novembre, les étudiant·e·s en master en sciences et gestion du tourisme ont appris qu’iels étaient aussi concernées par cette situation.
  2. D’après le président du jury, ces cours ne devraient pas fortement alourdir la charge des travail des étudiant·e·s.