Mise à jour (18/10, 12h30) : Après un premier rendez-vous avec la direction et les étudiant.e.s obtenu en urgence ce vendredi, un deuxième rendez-vous est fixé au lundi 21 octobre, à 10 jours de la date limite pour valider les PAE. La direction se borne cependant à parler des cas individuels, alors que la situation affecte de nombreux·ses étudiant·e·s de manière similaire. Les étudiant·e·s restent donc déterminé·e·s à obtenir le programme pour lequel iels s’étaient inscrit·e·s lors de leur arrivée à Marie Haps, et non le nouveau programme. Au minimum, iels revendiquent de ne devoir repasser aucun cours déjà réussi et validé auparavant, et de pouvoir terminer leur bachelier avec maximum 180 crédits, comme le prévoit la loi.


Communiqué de presse du 18 octobre (8h) :

Depuis mi-septembre, les étudiant·e·s en logopédie (poursuite de cursus) à Marie Haps (Haute École Vinci) sont dans une incertitude complète sur les cours qu’iels doivent suivre et les examens qu’ils et elles devront présenter. Iels font en effet face à des modifications abusives de leurs programmes de cours, qui ne leur ont été communiqués que très tardivement. Pour certaines personnes, leur programme précis est encore inconnu, à moins de deux semaines de la date limite de validation. La direction, en manque de personnel, a déjà annulé plusieurs réunions d’information et évite les étudiant·e·s dans les couloirs. Après plusieurs tentatives de négociation avec le conseil étudiant, la situation est toujours inchangée.

Suite à une refonte complète du programme de bachelier de logopédie au début de cette année, la direction a modifié les programmes d’étude des étudiant·e·s inscrit·e·s avant l’année académique 2019-2020 et qui n’ont pas validé tous les cours de leur année précédente. La logique aurait voulu que seulement les étudiant·e·s nouvellement inscrit·e·s en 2019 suivent le nouveau programme et que les autres étudiant·e·s continuent leurs études avec l’ancien programme, et c’est ce que les étudiant·e·s demandent aujourd’hui.

En pratique, cette refonte réorganise complètement les ensembles de cours (appelés “unités d’enseignement”) et les cours (appelés “activités d’apprentissage”), avec de nombreux transferts d’activités d’apprentissage d’une unité d’enseignement à une autre. Par exemple, les cours « maîtrise de la langue écrite » et « linguistique » ont été fusionnés en un seul cours, avec des rajouts (comme le cours de rédaction et des travaux pratiques). Même les enseignant·e·s sont perdu·e·s face à cette réorganisation qui leur demande d’opérer de nombreux changements à leurs cours et leurs examens. Les étudiant·e·s revendiquent donc de retrouver le programme auquel ils et elles s’étaient inscrit·e·s lors de leur arrivée à Marie Haps et de ne pas devoir passer les nouveaux cours.

Ainsi, avec la pratique de l’échec absorbant, un cours raté l’année précédente peut mener à repasser jusqu’à 8 cours. Dans d’autres cas, de nombreux cours validés l’année précédente se retrouvent dans les programmes des étudiant·e·s parce qu’un chapitre théorique ou un travail de groupe a été rajouté. Des cours rajoutés au nouveau programme sont imposés à des étudiant·e·s inscrit·e·s avant 2019. En troisième, les stages ont été fusionnés avec des cours, et les étudiant·e·s ayant déjà validé ces cours l’année précédente mais pas les stages doivent valider ces cours à nouveau. Des étudiant·e·s qui ne devaient plus que présenter leur TFE en janvier cette année ne savent pas s’iels devront aussi valider des cours supplémentaires. De plus, la chaîne de cours pré-requis n’est pas respectée et il est parfois impossible de prendre des cours qui n’ont pas de pré-requis. Surtout, les valeurs de crédits (ECTS) pour chaque cours varient d’étudiant·e en étudiant·e et ont été changées d’année en année.

Face à ces nombreux problèmes, le conseil étudiant de la haute école Vinci a déjà demandé à la direction d’accorder les dispenses aux étudiant·e·s qui y ont droit. Ainsi, certain·e·s étudiant·e·s ont reçu un courrier de la direction les informant que leurs dispenses allaient leur être accordées, ce qui deux semaines plus tard n’est toujours pas le cas. Des rendez-vous individuels avec certain·e·s étudiant·e·s ont été organisés, mais ne règlent pas tous les problèmes.

Les étudiant·e·s revendiquent donc d’avoir accès au détail de leurs activités d’apprentissage validées antérieurement, que la valeur en crédits de leurs cours ne soit pas diminuée et qu’elle soit identique pour tous.tes les étudiant·e·s. De plus, iels revendiquent de ne pas devoir repasser les crédits acquis, ni de devoir effectuer de TP ou de travaux pour des cours déjà acquis. Iels demandent un accès aux cours qui n’ont pas de pré-requis et un stage pour chaque étudiant·e. Enfin, iels demandent d’avoir leur PAE complets et corrects, avec leurs annexes, au plus tôt, et que ceux-ci soient identiques pour des étudiant·e·s ayant raté les mêmes cours.

La réorganisation complète des programmes des étudiant·e·s inscrit·e·s avant 2019 donne donc une multiplicité de situations individuelles complexes, où les étudiant·e·s doivent repasser de nombreux cours qu’iels ont déjà validés. Au final, les étudiant·e·s se retrouvent avec un programme complètement différent de celui auquel iels s’étaient inscrit·e·s. Dans de nombreux cas, leurs études se voient allongées et iels doivent valider plus de 180 crédits pour obtenir leur diplôme de bachelier. Enfin, les étudiant·e·s s’inquiètent déjà de la possibilité que les mêmes problèmes arrivent à la rentrée suivante. Cela est renforcé par le fait que le dernier courrier du directeur mentionnait que les dispenses ne seraient effectives que pour l’année 2019-2020.

De manière générale, les étudiant·e·s revendiquent une plus grande communication et de la transparence de la part de la direction, avec un détail précis de leurs programmes. Il faut pouvoir leur garantir que des dispenses leur seront également attribuées les années académiques suivantes. Enfin, iels veulent que l’échéance du 31 octobre pour valider les PAE soit reportée, que les examens hors session soient reportés et qu’iels ne soient pas pénalisé·e·s pour leurs éventuelles absences en début d’année. Les étudiant·e·s, soutenu·e·s par l’Union Syndicale Étudiante, se préparent maintenant à défendre leurs droits jusqu’au Conseil d’État s’il le faut.