Modifications des conditions d’octroi des allocations d’études

06 March 2017 Communiqué, Luttes étudiantes, Les étudiant·e·s et l’austérité

L’Union syndicale étudiante lance une campagne pour dénoncer les nouvelles conditions d’accès aux bourses étudiantes appliquées depuis octobre dernier par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle informe sur les campus et appelle les étudiant-e-s concerné-e-s à témoigner en ligne.

Les critères d’octroi des bourses ont été modifiés à la rentrée 2016 par le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Désormais, suite à la disparition du concept d'année d'étude, il n’est plus nécessaire de réussir pour conserver cette aide. Par contre, plusieurs autres conditions ont été introduites : la fixation de seuils minimaux de revenus, la globalisation des revenus du ménage de l’étudiant-e, la non-prise en compte des situations familiales particulières, ainsi qu’une mauvaise prise en compte des situations de colocations étudiantes et une intervention peu adaptée dans les frais de mobilité. Ainsi, la retraite d'un grand-père vivant sous le même toit entre désormais dans l'équation de l'allocation de bourse.

Or, ces changements surviennent dans un contexte où les étudiant-e-s sont confronté-e-s à de nombreuses dépenses dans leur vie quotidienne : logement, nourriture, loisirs, transports et matériel d’études. Pour que toutes et tous puissent réaliser des études et s’y consacrer pleinement, des conditions de vie décentes et donc la capacité de faire face à ces dépenses sont une nécessité.

De plus, les étudiant-e-s connaissent des difficultés économiques croissantes ces dernières années. L'augmentation du nombre d'étudiant-e-s recourant au CPAS illustre bien cette évolution, les demandes de Revenu d’Intégration Sociale (RIS) explosant pour cette catégorie de la population. Alors qu’illes n’étaient que 5,9% de l’ensemble des bénéficiaires en 2003, illes en représentent 12,8% en 2014 (soit 13.968 étudiant-e-s bénéficiaires).

Dans ce contexte, nous sommes préoccupé-e-s des conséquences de ces nouveaux critères sur l’accès à l’enseignement supérieur pour les étudiant-e-s issu-e-s de familles précaires et sur l’accentuation des inégalités déjà largement présentes dans l’accès à l’enseignement supérieur.

L’Union syndicale étudiante s’oppose à l’injustice et aux inégalités dans les études supérieures et réclame un enseignement public, gratuit, critique et populaire !

Concerné-e ? N’hésite pas à témoigner en complétant ce formulaire !

Contact presse : 0473/59.40.03