Pas touche à la réduction sur les abonnements étudiants !

Union syndicale étudiante
07 March 2012 Définancement de l’abonnement STIB

Ce mercredi 7 mars 2012, à midi, autour de la porte de Namur, les Sections bruxelloises des étudiants FGTB organise une action de sensibilisation contre toute potentielle suppression de l'allocation réduisant de prix l'abonnement STIB pour les étudiants (de 102 à 204 euros). Cette action fait suite à l'appel de l'Assemblée générale bruxelloise des étudiants contre les mesures d'austérité.

C'est en effet un sale temps pour les étudiants : après que le gouvernement fédéral aie pris une politique de flexibilisation du travail étudiant, de précarisation des nouveaux travailleurs, la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB ; ex-Communauté française) avait, il y a quelques mois, décidé de faire quelques économies en reportant la compétence aux régions. La Région bruxelloise, se déclarant sans le sous, avait choisi de ne plus accorder la réduction de 50% sur les abonnements STIB étudiants.

Suite au dernier ajustement budgétaire de la FWB, et aux promesses ce mardi 6 mars du Ministre-Président Picqué, de trouver les budgets manquants pour que la mesure soit « indolore » pour les étudiants, nous mènerons cette action pour que ces engagements soient honorés !

Nous considérions qu'il serait intolérable que les étudiants, les moins de 25 ans et plus généralement les travailleurs aient à payer la crise via l'augmentation des tarifs des transports en commun de la région de Bruxelles.

Les étudiants n'ont pas causé la crise économique, ce sont les institutions financières. Les étudiants n'ont pas à travailler plus pour financer leurs études !

Des frais de scolarité supplémentaires ne tendrait qu'à rendre plus précaire toute une partie de la population estudiantine et réduirait les possibilités d'émancipation sociale et intellectuelle des étudiants modestes.

Nous réclamons :

  • un service de transports de qualité et gratuit, pour permettre à tous de se déplacer, sans que la mobilité ne deviennent le privilège de ceux qui peuvent se payer un moyen de transport privé.

  • un service de transports publics, refusant toute volonté de libéralisation et/ou de privatisation, rappelant le chaos et la précarité crées dans les secteurs de l'eau et des postes.

Nous terminons en rappelant notre pleine solidarité avec les travailleurs du secteur, et qu'il serait inacceptable que la baisse des tarifs des transports serve de prétexte à toute réduction salariale ou dégradation des conditions de travail.